| 1821 |
Naissance de Charles-Pierre Baudelaire à Paris le 9 avril.
Il est le fils de Joseph-François Baudelaire, né en 1759, et de Caroline
Archenbaut-Dufaÿs, née en 1793. |
| 1827 |
Mort du père de Charles Baudelaire. |
| 1828 |
Sa mère se remarie avec le général Aupick.
Les relations entre le jeune Charles et le général seront toujours
médiocres. Le remariage hâtif de sa mère l'affectera beaucoup. il
se sent abandonné par celle qu'il croyait "uniquement à lui". |
| 1832 |
Charles est pensionnaire au collège royal
de Lyon |
| 1836 |
Après un séjour de quatre ans à Lyon,
il revient à Paris et sera élève Collège Louis-le-Grand de Paris.
Il lit Chateaubriand et Sainte-Beuve. |
| 1839 |
Il obtient son baccalauréat
en août |
| 1840 |
Alors que sa mère et son beau-père
souhaiteraient qu'il devienne Ambassadeur, lui mène une vie de dandy
au Quartier latin et n'a qu'un rêve de rebelle : devenir poète |
| 1841 |
Pour tenter de dompter ce beau-fils
indigne, son beau-père de général l'embarque en juin, sur le ""Paquebot
des Mers du Sud" : Direction les Indes. Son voyage s'arrêtera finalement
à l'île Maurice . Au bout de sept mois, Charles Baudelaire met fin
à cet exil. Il gardera de ce voyage le souvenir de " la belle Dorothée".
Plusieurs poèmes comme L'Albatros ou Parfum exotique ont certainement
été inspirés par ce voyage. |
| 1842 |
Bénéficiant de l'héritage paternel,
Charles Baudelaire dépense sans compter : l'alcool, l'amour, et l'art.
il fait la connaissance de la " vénus noire" Jeanne Duval qui lui
inspirera de nombreux poèmes, dont La Chevelure et Le Serpent qui
danse. |
| 1845-46 |
Charles Baudelaire vit du journalisme
d'art : Publication de nombreux articles de critique. |
| 1847 |
Il rencontre Marie Daubrun,
une actrice dont les yeux lui inspirent en particulier Le Poison et
Ciel brouillé.
Il publie ses premières traductions d'Edgar Poe. Une grande complicité
l'unit à cet auteur américain maudit. Ils ont une conception identique
de l'art ainsi qu'une fascination commune du mal, ce que Poe appelle
le démon de la perversité. Il va traduire et préfacer presque toute
l'oeuvre de son ami américain
|
| 1848 |
Charles Baudelaire participe aux journées
révolutionnaires de février et va même jusqu'à monter sur les barricades.
Il participe à la création d'un journal révolutionnaire : le Salut
Public |
| 1849 |
Il s'éloigne progressivement de la politique.
Pour lui le vrai combat est dans la poésie. |
| 1851 |
Il dénonce le coup d'état de Louis-Napoléon
Bonaparte .
|
| 1852 |
Début de sa liaison passionnée avec Apollonie
Sabatier. Il lui adresse de nombreux poèmes, dont Harmonie du Soir
et L'Aube spirituelle |
| 1854 |
Il publie Les Contes extraordinaires d'Edgar
Poe. |
| 1855 |
Publication de son compte-rendu de l'Exposition
Universelle et de dix-huit poèmes des futures Fleurs du mal |
| 1856 |
Publication de sa traduction des Histoires
et des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Poe. |
| 1857 |
Mort de son beau-père, le Général
Aupick.
En Juin, publication des Fleurs du mal chez
Poulet-Malassis. En août, un procès en moralité est instruit contre
lui. Le procureur Pinard demande la condamnation du recueil de poèmes.
Malgré l'appui de Sainte-Beuve et de Barbey d'Aurevilly, Charles
Baudelaire et son éditeur sont condamnés. Six poèmes devront également
être retirés.
|
| 1858 |
Charles Baudelaire se réconcilie avec
sa mère. |
| 1860 |
Publication des Paradis artificiels. |
| 1861 |
Publication de la seconde édition des
Fleurs du mal. En avril, il fait également paraître un long article
sur Richard Wagner . |
| 1864 |
Baudelaire fuit en Belgique s'installe
à Bruxelles où il donne une tournée de conférences. Très vite ce pays,
qui d'abord lui a plus, lui devient insupportable. Il est atteint
par la syphilis, et a de plus en plus recours à la drogue. |
| 1866 |
Il fait une chute dans l'église Saint-Loup
de Namur et perd connaissance. Il est hospitalisé à Bruxelles, victime
à la fois d'hémiplégie et d'aphasie. |
| 1867 |
Il revient à Paris et le 31 août, il meurt,
à quarante-six ans dans la clinique du docteur Duval. Il est inhumé
le 2 septembre au cimetière Montparnasse. |
| 1868 |
Publication, à titre posthume, du Spleen
de Paris, ainsi que des Curiosités esthétiques. |