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de Commerce et d'Industrie ou dans les entreprises membres de l'association
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DOSSIER
METIERS DE LA RADIO par VoltaireOnline
Interview de Max Lafontaine ( Animateur Europe 1 ) :
Max
Lafontaine Animateur sur Europe 1 et enseignant au Studio Ecole de Francerépond
aux questions de VoltaireOnline. Max dans la vie aime bien rire et essaie
de faire passer à travers son émission sa bonne humeur.
Ceci ne l'empêche de traiter de sujets sérieux ou apporter
des réponses pratiques à des problèmes grâce
à la solidarité des auditeurs.
En savoir + avec le
site de Max Lafontaine
INTERVIEW de MAX LAFONTAINE -Animateur Radio Europe 1 -
ici,
la galerie photos
VoltaireOnline :
Pourquoi avez vous choisi le métier d'animateur radio
?
Max Lafontaine :
Tout d'abord, c'est la passion. Tout petit, j'ai commencé à
jouer à l'animateur avec une balle de ping-pong qui me servait
de micro. Il faut préciser que je suis issu d'une famille où
on a toujours aimé chanter, faire du théâtre. Mon
grand-père a fait un petit peu de cinéma, puis de la radio
dans les années 1930 à Marseille. C'est donc peut-être
un peu héréditaire, ce qui explique que je me suis tout
jeune amusé à jouer "à l'animateur radio".
En grandissant je me suis intéressé à la radio, à
cette époque, j'écoutais les deux seules radios que l'on
pouvait recevoir à Marseille : France Inter et Radio Monte Carlo,
une radio périphérique. Mon choix a été plus
vers la périphérie, car c'était plus amusant et distrayant.
Il y avait de jeunes animateurs qui sont devenus célèbres
comme Jean-Pierre Foucault, Pierre Lescure.
J'ai donc écouté Radio Monte Carlo qui m'a vraiment donné
envie d'aller à RMC à Monaco et de savoir ce qu'il se passait.
J'avais à cette époque 15 ans, à cet âge, on
commence à avoir des idées. J'avais deux passions l'image
et le son. Pour le cinéma, il était nécessaire d'être
à Paris pour suivre des cours dans des écoles de cinéma.
Je me suis contenté de faire des photos, j'avais un bel appareil
photo, j'en fais d'ailleurs toujours. La photographie me plait beaucoup.
Avec quelques amis, on a monté une radio, c'est à dire avec
une console, un micro, des platines. On s'était distribué
les rôles, technicien, journaliste...On n'avait pour émetteur
une petite bricole qui permettait à mes voisins d'en face et d'à
côté d'écouter.
Ceci a été le début, puis à peu à peu,
je me suis pris au jeu évidemment, car c'est passionnant, j'ai
donc fait des cassettes, des maquettes aux radios.
A l'époque, il y avait deux radios qui permettaient aux jeunes
de débuter, Radio Andorre et Sud Radio. C'étaient des petites
radios par rapport aux "monstres" qu' étaient Europe
1, RTL, France Inter. Radio Andorre dans la principauté d'Andorre
dont les bureaux étaient situés à Toulouse. Sud Radio
était situé entre Toulouse et Andorre.
J'ai eu la chance de pouvoir démarrer à Radio Andorre. J'ai
été voir le Directeur Général qui m'avait
convoqué à Toulouse au 22 rue Bayard. Il faut savoir pour
l'anecdote que cette adresse est une adresse célèbre à
Paris, c'est l'adresse de RTL. Le directeur m'a fait une proposition de
remplacer un animateur qui effectuait son service militaire. J'étais
heureux, c'est tout ce que j'espérais, commencer à faire
de la radio.
ici, écouter
la suite par Max Lafontaine
VoltaireOnline :
Dans quelles radios avez vous travaillé à Paris, après
Radio Nostalgie ?
Max Lafontaine :
J'ai eu la très grande chance, car c'est vraiment une très
grande chance de travailler à RTL qui est une très grande
radio où j'ai fait les "petits matins" pendant sept ans.
J'ai passé des moments magnifiques. J'ai croisé les plus
grands animateurs de radio et de télé : j'ai croisé
Philippe Bouvard avec ses "grosses têtes", j'ai retrouvé
Jean-Pierre Foucault que j'avais connu à RMC, j'ai fait la connaissance
de Julien Lepers, Vincent Perrault, Fabrice et beaucoup d'autres animateurs.
Ensuite la mode des animateurs commençait à ternir par rapport
à l'info. Le succès de France Infos qui a été
immense et rapide a donné envie aux autres radios de faire pareil.
ici, écouter la suite par Max Lafontaine
VoltaireOnline :
Quel est le plus difficile dans le métier d'animateur ?
Max Lafontaine : :
Le plus difficile, je crois c'est de durer vraiment parce que c'est un
métier trés intéressant, je vais presque jusqu'à
dire facile à faire malgré tout. C'est un métier
qui vous permet de rencontrer beaucoup de monde et qui permet, soyons
francs , du moins jusqu'à maintenant de bien gagner sa vie.
Tout cela fait que c'est un très bon métier. Il y ces changements
déjà évoqués, car les radios changent, les
directions changent, parce que vous n'êtes plus dans le goût
du jour, parce que les sondages ne sont pas assez bons..Il y a différents
facteurs qui font que vous pouviez vous retrouver dehors. Les animateurs
sont au contrat, de la même manière que les artistes ou les
comédiens
VoltaireOnline :
Quels sont les trois qualités pour être un bon animateur
?
Max Lafontaine :
Je crois que c'est la convivialité qui se perd un peu en général
: l'animateur n'est pas assez aimable avec l'auditeur, l'aborde de manière
trop abrupte, l'interrompt -ceci dans le meilleur des cas-. Dans certaines
radios plus récentes, l'animateur n'est même pas très
poli, ceci me gène un peu par rapport à mon métier.
La seconde qualité est la régularité et l'écoute
: les horaires sont précis et à respecter, vous devez travailler
avec intelligence les thèmes de votre émission pour vous
caler dans le plan de l'émission. L' écoute s'acquière
avec l'expérience.
La troisième qualité est la diplomatie envers les auditeurs,
mais aussi les personnes autour de vous, les techniciens, les assistants
qui paricipent à la qualité et la réussite de l'émission.
Mais aussi ...beaucoup de diplomatie avec la direction, mais ceci est
autre chose !
VoltaireOnline :
J'ai été impressionné dans votre émission
par votre professionnalisme et votre capacité à sentir et
"gérer" des appels en direct d'auditeurs en difficulté.
Est-ce inné ou acquis grâce à l'expérience
?
Max Lafontaine :
Je crois que ceci relève plus de l'expérience acquise. Vous
devez en effet, vous devez en effet, dialoguer en fonction de la personnalité
spécifique de chaque auditeur.
Vous faites allusion à une personne qui était malade et
que nous avons pris à l'antenne. Ceci arrive souvent, car il y
a des personnes qui souffrent et nous appellent.
Sur Europe 1, une psychologue est présente tous les soirs pour
répondre plus à ces appels. En ce qui me concerne, je n'ai
pas fait des études de psychologie, néanmoins quand vous
entendez une voix, vous situez cette personne, vous sentez si celle-ci
est très en forme, a envie de rire ou d'être sérieux
ou a du mal à parler pour de multiples raisons.
C'est effectivement à l'animateur de savoir quelle est la raison
de ces difficultés à s'exprimer, si cette personne a un
peu trop arrosé un repas ou connaît des problèmes
personnels. Il est vrai que c'est difficile, car il faut l'aider à
s'exprimer, si c'est possible, car si cet auditeur nous appelle, c'est
parce qu'il a besoin de perler. Cette personne est peut-être "au
bout du rouleau", il m'est arrivé qu'une personne en direct,
exprime son désespoir.
Celle-ci nous dit : "je suis à bout, handicapé et ne
peut bouger, personne ne s'occupe de moi". Dans ce cas, j'ai fait
intervenir les auditeurs, car moi tout seul, je ne peux à regret
faire grand chose, sinon écouter, dire des mots encourageants.
En revanche, en faisant intervenir les auditeurs puisque ceux-ci ont entendu
cette détresse. Nous avons donc donner son numéro de téléphone,
celle-ci a énormément d'appels.
Nous l'avons rappelé dans l'émission suivante, pour lui
demander de ses nouvelles. Grâce à ses appels, celle-ci avait
repris courage, des personnes sont venues la voir. Nous avons déclenché
une chaine de solidarité et ceci arrive souvent de cette manière.
Ce sont souvent les auditeurs qui m'aident pour ces cas.délicats.
©Max
Lafontaine/VoltaireOnline
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