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de Commerce et d'Industrie ou dans les entreprises membres de l'association
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DOSSIER
CURSUS JURIDIQUES par VoltaireOnline
Cursus juridique franco-allemand :
Nous
remercions Monsieur Otmar Seul, de nous avoir accorder un entretien et
accepter de nous faire partager son expérience et sa connaissance
des cursus franco-allemands en sciences juridiques. Nous sommes aussi
très honorés de rencontrer un auteur de nombreux articles
et d'études qui font autorité en la matière, mais
aussi un acteur engagé des relations franco-allemandes. Nous recevons
des questions régulières des étudiants qui souhaitent
s'orienter vers des formations universitaires assurant les meilleurs atouts
sur le plan professionnel, mais aussi d'entreprises à la recherche
de compétences franco-allemandes. VoltaireOnline a
noté les questions récurrentes de nos internautes et nous
nous proposons grâce à cet entretien d'y répondre.
INTERVIEW du Responsable des cursus juridiques -Paris X / Nanterre
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VoltaireOnline
: Quels sont les circonstances qui vous ont amené à
prendre la responsabilité des cursus intégrés franco-allemands
en sciences juridiques à l’Université de Paris X-
Nanterre ?
Otmar
Seul : En 1989,en me nommant à un poste d’enseignant-chercheur,
l’Université de Paris X m’a demandé de développer
le DEUG Droit-spécialisation Allemand bilingue(Bi-DEUG) au-delà
du 1er cycle aux 2e et 3e cycles. Cela dans le but de permettre la mise
en place progressive de cursus intégrés binationaux - donc
impliquant des universités partenaires allemandes - et ouvrant
aux diplômés des carrières dans des postes à
responsabilités.
Vu ma formation interdisciplinaire et interculturelle, la proposition
que me faisait Paris X-Nanterre était fort intéressante
et je ne pouvais naturellement pas la refuser.
VoltaireOnline : comment se situait ce cursus par rapport à
l'Europe ?
Otmar Seul : Cette démarche était tout à
fait conforme aux objectifs de la Communauté européenne
en matière de culture générale et d’enseignement.
Selon l’article 149 du (futur) Traité d’Amsterdam,
la communauté «contribue au développement d’une
formation de grande qualité en favorisant la coopération
entre ses membres». En ce domaine, les programmes Erasmus constituaient
l’initiative stratégique la plus importante pour l’enseignement
supérieur. Ils favorisaient déjà l’échange
d’étudiants et d’enseignants du supérieur, le
développement de programmes d’études communs ainsi
que la mise en place de réseaux thématiques européens.
VoltaireOnline
: Combien existe-t-il, aujourd’hui, de cursus intégrés
franco-allemands du type de celui que vous avez développé
avec l’Université de Potsdam, votre partenaire allemand privilégié
en sciences juridiques et qui sont soutenus par l'Université Franco-Allemande
?
Otmar
Seul : Il y a environ 80 cursus franco-allemands parmi lesquels
6 programmes dans le domaine des sciences juridiques. Si la démarche
franco-allemande en matière de coopération universitaire
fait figure de «modèle» dans le cadre de l’espace
culturel européen naissant, on ne peut cependant pas nier qu’il
existe des disciplines qui, en raison de leur orientation nationale spécifique,
s’adaptent mal à la création de doubles cursus et
de doubles-diplômes. C’est le cas notamment des formations
juridiques, qui sont encore en grande partie focalisées sur le
droit national. Avec la création de leurs cursus intégrés
(qui seront bientôt ouverts à des pays tiers, notamment à
des établissements des pays de l’Europe de l’Est),
Paris X-Nanterre et Potsdam ont apporté la preuve que des avancées
vers une formation juridique transnationale sont dès aujourd’hui
possibles.
©VoltaireOnline
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