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Les
cursus binationaux

En
1998, à l'occasion de la Conférence de la Sorbonne, quatre
pays, dont la France, signaient une déclaration commune sur la
nécessaire harmonisation des systèmes d'enseignement supérieur
européens.
En juin 1999, à Bologne, 25 pays, dont l'Espagne, s'engageaient
à coordonner leurs politiques pour contribuer, d'ici 2010, à
la création d'un espace européen de l'enseignement supérieur.
Les 18 et 19 mai 2001, lors du sommet interministériel de Prague,
32 ministres européens de l'enseignement réaffirmaient leur
attachement à la création d'une "Europe des universités"
et confirmaient les six objectifs définis à Bologne : adoption
d'un système de diplômes facilement lisibles et comparables,
adoption d'un système fondé sur deux cursus, établissement
d'un système de crédits, promotion de la mobilité,
coopération européenne en matière d'évaluation
de la qualité et promotion de la dimension européenne de
l'enseignement supérieur, par la création de formations
codiplômantes.
Le processus d'instauration d'un espace européen de l'enseignement
supérieur est aujourd'hui en marche. Mais il importe de souligner
que par leur participation aux programmes européens ou par les
accords conclus avec leurs homologues, les établissements d'enseignement
supérieur contribuent depuis de nombreuses années à
la réalisation de certains des objectifs mentionnés ci-dessus
et plus particulièrement à la promotion de la mobilité
des étudiants.
Dans ce contexte, il nous a semblé utile de réaliser un
sorte d'état des lieux des accords conduisant à la délivrance
d'un double diplôme, conclus entre universités espagnoles
et établissements d'enseignement supérieur français.
La première brochure, élaborée grâce aux informations
qui nous ont été communiquées par les différents
établissements français et espagnols qui ont conclu ces
conventions, recense plus de 70 accords de doubles diplômes portant
sur les formations d'ingénieur.
Il convient de noter qu'à quelques rares exceptions près,
les étudiants qui réaliseront ces cursus disposeront, à
la fin de leurs études, de diplômes nationaux respectivement
reconnus par les deux pays (título de ingeniero pour l'Espagne
et diplôme d'ingénieur pour la France).
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